Des mains tombèrent vigoureusement sur mes épaules et me secouèrent sans la moindre délicatesse. J’ouvris les yeux sur le visage pâle et lisse de Mort d’Albret. « Désolé de couper court à vos rêveries, ma mignonne. C’est l’heure. » D’Albret se redressa, s’étira et se dirigea vers sa monture. Je m’assis sur le sol, regardai d’un œil ensommeillé l’aube dessiner ses couleurs au-dessus de la forêt, puis à mon tour, me relevai et partis préparer mon cheval. Une fois en selle, D’Albret me désigna un chemin entre les conifères et les champs de pinèdes. Nous ne perdîmes pas davantage de temps et nous nous y engageâmes, abandonnant le Han-Ho dans notre dos. Le sentier serpentait entre les pins et des araucarias de plus de soixante mètres de hauteur. Les branches raclaient le sol et les rochers


