Je dormis plus longtemps que prévu. Lorsque j’ouvris les yeux, la nuit était tombée. J’étais plongée dans le noir, toutefois, je discernais les contours du mobilier aussi bien qu’en plein jour. Enroulée dans la serviette, je me dirigeai vers l’armoire. Je passai devant la psyché ovale et contemplai mon reflet. C’était pire que ce que je pensais. Mes yeux luisaient dans la pénombre comme ceux d’un chat. Comme eux, j’étais capable de capter la moindre parcelle de lumière, de sorte que je bénéficiais d’une excellente vision nocturne, et comme eux, la lumière se réfléchissait dans mes yeux et me rendait encore moins humaine. Je soupirai, puis ouvris l’armoire. Je choisis une toilette au hasard ; j’aurais préféré un haut-de-chausse et une chemise, plus appropriés, mais il n’y en avait pas. Je m


