— Vous dites n’importe quoi en espérant que je vous croirais ! m’exclamai-je. Vos paroles sont du poison. Qu’espérez-vous, vous-même, sinon prendre leur place à Elisse ? Vous n’êtes pas un messie ! Vous êtes un usurpateur, un tyran… — Les Tenshins sont des traîtres ! » hurla-t-il soudain en cognant la table du poing. Les verres vacillèrent et cette fois-ci, se brisèrent sur le sol en une myriade de tessons luminescents. Ses yeux flamboyaient comme deux émeraudes et une lueur de menace vivotait dans son iris. Il serra le poing si fort que ses phalanges blanchirent. Je me reculai sur mon fauteuil, les deux mains posées sur les accoudoirs, prête à me défendre, mais Noterre souffla par la bouche un grand coup, puis s’adossa contre sa chaise. Il se mordilla la lèvre. Son regard voleta sur le p


