Naïs s’éloignait déjà en direction de l’Est, la tête basse, mais avec l’agilité d’un chat. Je ne veux pas la perdre. Je jetai un coup d’œil sur Elfinn qui gardait le silence au pied d’un cyprès. Ma vision se troublait. Le souvenir de sa peau faisait courir mon sang à toute allure. Naïs sautait d’une racine à l’autre et disparut derrière un tronc d’arbre. Je ne veux pas la perdre. Mes jambes se redressèrent instantanément. Je me précipitai derrière elle sans réfléchir. En courant, la brume parut décroître, perdre de son pouvoir, et la douleur de mes blessures roula sur moi. Je bondis sur une racine en l’ignorant, dépassai le cyprès et me retrouvai soudain nez à nez avec elle. Je me figeai, surpris. Naïs était adossée au tronc d’arbre, les mains croisées dans le dos. Un sourire apparu


