16 FRANCFORT, le 3 mai 1937Vincenzo aida Isabella à descendre de voiture. Il la laissa quelques secondes seule, le temps de sortir les bagages du taxi et de payer la course. Elle s’était laissé faire quand il lui avait bandé les yeux au départ de leur domicile. Pour une fois qu’il préparait une surprise ! Cela faisait trois ans qu’ils étaient mariés, mais elle avait l’impression qu’il s’agissait d’une éternité tant la routine avait largement pris le pas sur leur histoire d’amour. En tout bon Italien qui se respecte, Vincenzo brassait beaucoup de vent, mais, finalement, il ne restait rarement plus qu’un souffle infime. Des promesses, des promesses et encore des promesses ! Elle avait rêvé être emportée par la vague de la passion, elle avait cru les paroles miroitantes de ce grand séducteur


