IX

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IX Mais il la tenait déjà dans ses bras !… Il l’avait saisie, et, la soulevant comme un enfant, l’avait portée dans son fauteuil ; puis il était tombé à genoux devant elle. Il lui baisait les mains, les pieds, se hâtait de l’embrasser, de la dévorer des yeux, comme s’il ne pouvait croire encore qu’elle était de nouveau avec eux, qu’il la voyait et l’entendait, elle, sa fille, sa Natacha ! Anna Andréievna, en larmes, avait pris son enfant dans ses bras, serrait sa tête contre sa poitrine et, semblant défaillir dans cette étreinte n’avait plus la force de prononcer une parole. « Mon amie !… Ma vie !… Ma joie !… s’exclamait le vieux d’une voix saccadée. Il tenait la main de Natacha, et, tel un amoureux, contemplait son visage pâle, maigre, mais charmant, ses yeux où brillaient des larmes.

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