VI Aliocha était venu une heure à l’avance, pour prévenir Natacha. Quant à moi, j’étais arrivé juste au moment où la voiture de Katia s’arrêtait devant la porte. Katia était avec sa vieille dame de compagnie française, qui, après de longues supplications de Katia et de longues hésitations, avait accepté de l’accompagner et même de la laisser monter seule chez Natacha, à la condition que ce fût avec Aliocha ; elle-même resta à attendre dans la voiture. Katia m’appela, et, sans descendre, me pria de lui appeler Aliocha. Je trouvai Natacha en larmes ; Aliocha pleurait aussi. Quand elle apprit que Katia était déjà là, elle se leva, essuya ses larmes et, toute troublée, se plaça en face de la porte. Ce matin-là, elle était vêtue de blanc. Ses cheveux châtains lissés et attachés sur la nuque pa


