VII À sept heures précises, j’étais chez Masloboiev. Il habitait, dans la rue des Six Boutiques, dans l’aile d’une petite maison, un appartement de trois pièces assez malpropre, mais bien meublé. On y voyait même une certaine aisance et en même temps un extraordinaire laisser-aller. Une très jolie jeune fille d’une vingtaine d’années, vêtue simplement mais très gentiment, toute proprette, avec de bons yeux gais, m’ouvrit la porte. Je devinai tout de suite que c’était là cette même Alexandra Semionovna, dont il m’avait glissé le nom tantôt, en m’engageant à venir faire sa connaissance. Elle me demanda qui j’étais et lorsqu’elle eut entendu mon nom, elle me dit que Masloboiev m’attendait, mais que pour l’instant il dormait dans sa chambre, où elle me conduisit. Masloboiev était assoupi sur


