XI Mais dès que je fus rentré chez moi, je fus pris d’un vertige et tombai au milieu de ma chambre. Je me rappelle seulement le cri d’Elena : elle se frappa les mains l’une contre l’autre et se précipita vers moi pour me soutenir. Ce fut le dernier instant qui subsista dans ma mémoire… Quand je revins à moi, j’étais sur mon lit. Elena me raconta dans la suite qu’elle m’avait transporté sur le divan avec l’aide du concierge qui nous avait apporté à manger en cet instant. Je me réveillai plusieurs fois, et chaque fois aperçus le petit visage soucieux et compatissant d’Elena penché au-dessus de moi. Mais je me souviens de tout ceci comme à travers un songe, comme dans un brouillard, et la gracieuse image de la pauvre fillette passait devant moi dans mon assoupissement ainsi qu’une vision, u


