Ideck retourna à la maison, les yeux pleins de larmes, dévasté par la douleur et la déception. Mais quelque chose d'inattendu se produisit. En chemin, il rencontra une femme en panique, leur voisine, Larissa.
- Ideck, c'est toi que je cherchais ! Ta mère... dit-elle, à bout de souffle.
- Ma mère, quoi ? demanda Ideck, tout apeuré.
- Ta mère est sur le point de mourir, il faut que tu viennes ! répondit Larissa.
En entendant cela, Ideck accourut de toutes ses forces. Soraya, de son côté, finissait de ranger ses affaires et disait au revoir à sa copine, qui se sentait seule, mais Soraya lui promit de venir la chercher de temps en temps.
Ideck arriva chez lui et vit sa mère, Loulou, en train de mourir.
- Ideck, mon enfant... murmura-t-elle.
- Maman, suis là, prends un bout de papier et un Bic, dit Ideck, désespéré.
- Un Bic et un papier, maman ? Mais, OK, d'accord, répondit Loulou, avec difficulté.
- Écris cette adresse, dit-elle, en lui tendant le papier.
- Oui, c'est bon, répondit Ideck, en écrivant l'adresse.
- Ideck, vas en ville et demande cette adresse, dit Loulou, avec un dernier souffle.
- Pourquoi, maman ? demanda Ideck, confus.
- Ideck, pardonne-moi, mon garçon, je suis... (toux) pas ta vraie mère, murmura Loulou, avant de rendre son dernier souffle.
Ideck n'y croyait pas et était confus, en pleurant jusqu'au dernier souffle de Loulou. Loulou fut enterrée aussitôt, et Ideck décida de partir en ville, disant à leur voisine qui le soutenait.
Ideck rangea ses affaires, et Policho, un de leurs voisins, décida de le conduire à l'autobus. Soraya, arrivée chez son homme, était heureuse et croyait tout parfait.
Ideck prit l'autobus pour la ville, et Policho pria pour que tout se passe bien pour ce pauvre garçon. Policho appela Lola pour l'informer qu'Ideck venait de débarquer en ville.
Soraya causa avec Xavier, qui commençait à abuser de la boisson. Soraya, étonnée, lui demanda si il avait l'habitude de boire de l'alcool ou c'était la joie d'être enfin réunis. Xavier la rassura, mais c'était un vrai alcoolique.
Le soir, Ideck arriva en ville, une ville de Venezuela tellement jolie et immense. Il descendit de l'autobus et demanda une faveur au conducteur de taxi.
- Monsieur, puis-je pouvoir rester chez vous pour au moins ce soir ? demanda Ideck.
- Bah, je suis un homme marié, mais ça ne dérange pas, répondit le conducteur.
- En faite, monsieur, je voulais pas vous déranger, c'est que je connais nul part ici, je suis venu ici dans le but de retrouver une maison, une famille, dit Ideck.
- Une famille, tu dis ? OK, allons-y, peut-être demain je pourrais t'aider, répondit le conducteur.