Chapitre1

2001 Mots
Nyx Mon année scolaire se terminait, les vacances étaient enfin arrivées. Dans six mois, j’aurai dix-huit ans et je pourrais partir loin de cet endroit. J’adorais ma meute, mais je détestais toutes leurs règles et traditions. Les anciens perpétuaient des traditions d’un autre temps qui étaient à mon sens horribles, surtout pour les femelles et encore plus pour la Luna. Je plaignais la pauvre qui serait choisie. Ici, le lien de compagnon n’était qu’une broutille. Un mâle atteignant l’âge de vingt-deux ans devait choisir une épouse et si le compagnon était trouvé par la suite, celle-ci était envoyée dans une autre meute pour s’apparier à un de leur loup solitaire. Il était hors de question d’attendre de trouver son âme sœur. Cette année, le futur alpha allait avoir vingt-deux dans quelques jours. Il devrait choisir sa future Luna et une fois toutes les traditions de leur accouplement terminées, ils seraient proclamés Alpha et Luna, et les actuels leur passeraient le flambeau. Je plaignais déjà la pauvre fille qui serait choisie. Il n’y avait quasiment aucun mystère autour de cela. La pauvre devrait subir l’accouplement devant tous les mâles non accouplés de dix-huit à vingt-et-un ans et les veufs jusqu’à ce qu’elle tombe enceinte. Je trouvais cela très dégradant, au moins les autres femelles pouvaient faire cela dans l’intimité et n’étaient pas pressées à donner un héritier. La fille pouvait être choisie à partir de l’âge de seize ans et elle n’avait évidemment pas le droit de refuser le choix de l’alpha. Pour les autres mâles, la fille devait avoir au moins dix-huit ans À part ces traditions barbares, les autres respectaient les femmes et les hommes, mais cela m’incitait à partir le plus rapidement possible de cette meute. Tout le monde y était très gentil et amical, cela me briserait le cœur d’abandonner mes amis et ma famille, mas j’avais fait mon choix le jour où j’avais appris ces horribles traditions. Celles-ci étaient enseignées à l’âge de quinze ans à l’école avec l’histoire de notre meute. Plus aucune autre meute n’avait de telles traditions, elles s’étaient toutes modernisées et avaient changé bon nombre de lois et de traditions. Heureusement, notre meute avait également évolué sur certains points comme l’esclavage et le traitement des omégas, le droit de travailler pour les femmes, le droit d’enfanter lorsque vous l’aviez désiré, sauf pour la Luna, le droit de participer au conseil et d’être présente aux réunions de meute, le droit de devenir une combattante ou tout ce que nous désirions. Il n’y avait que cette stupide loi sur le mariage et l’accouplement de l’Alpha avec la Luna. Au moins, j’étais sûre et certaine de ne pas être choisie. L’Alpha avait été mon ami durant mon enfance mais s’était très vite éloigné de moi à partir de ses seize ans et nous nous étions gravement disputés. Désormais, nous nous détestions. Cela me rassurait, car si le jour de mes dix-huit, je désirais partir, j’en avais le droit même si un mâle me voulait comme femme. L’anniversaire du futur alpha allait être célébré dans trois jours et le lendemain la cérémonie d’accouplement aurait lieu. Dans quatre jours, une pauvre fille deviendrait la futur Luna et subirait les tortures qui vont avec. Cette tradition était pour moi une torture pour cette pauvre fille. J’étais bizarrement une des rares filles à penser comme cela. Toutes mes camarades fantasmaient sur le fait de devenir Luna et de donner du plaisir à ce bel Apollon. Personnellement, je ne fantasmais sur personne et tout le monde savait que j’aspirais à partir d’ici dès que je le pourrais. J’avais déjà envoyé ma demande à l’Alpha actuel et il me l’avait accordée, je pourrais partir le jour après mes dix-huit ans. Cette lettre avait été un soulagement. J’oubliais aussi cette tradition un peu stupide qui consistait à donner des prénoms issus de la mythologie grecque aux enfants des loups qui n’étaient pas des omégas, mes parents m’avaient baptisée Nyx, car j’étais née un soir sans Lune et très sombre d’hiver, un trente décembre. J’aurai tellement aimé être une oméga mais pour mon plus grand malheur, j’étais la fille d’un delta, d’un commandant des loups combattants. Ma mère était une soigneuse de la meute. Mes parents espéraient qu’un des fils des autres deltas jettent son dévolu sur moi, ils priaient même pour que ce soit le fils du bêta même s’ils connaissaient parfaitement mes intentions. Ils demandaient tous les soirs que je sois liées à un de ces jeunes mâles pour m’empêcher de partir. Certains loups avaient quand même la chance de trouver leur compagnon dans la meute avant leurs vingt-deux ans et ceux-ci pouvaient alors être ensemble jusqu’à leur mariage. Le lien pouvait être découvert à partir de seize ans lors de la première transformation. La première transformation pouvait également se faire jusqu’à dix-huit ans, voire plus tard mais cela restait exceptionnel. Je n’avais pas encore eu ma première transformation, alors mes parents étaient très excités quant à l’anniversaire de mes dix-huit ans. Ma famille était très proche de l’Alpha et de sa famille ainsi que des autres loups qui gravitent autour de lui. Je m’entendais bien avec tous les enfants de ses dirigeants et commandants à part Zéphyr, le fils unique de l’Alpha et de la Luna. Orion et Éon avaient le même âge que moi, tous deux étais respectivement fils du bêta et du gamma, ils avaient chacun une sœur aînée, Rhéa et Daphné, elles avaient vingt-ans et me traitaient comme leur petite sœur. Nilos et Hélios, fils d’autres deltas, avaient deux ans de plus que nous, mais leurs sœurs avaient mon âge, Clio et Iris. Et Hermès, le fils aîné du bêta avait le même âge que le futur Alpha, il avait déjà vingt-deux ans, mais il n’arrêtait pas de dire au conseil qu’il ne trouvait aucune future épouse qui lui convenait, il faisait traîner les choses le plus longtemps possible, il était un des rares à penser comme moi, nous avions beaucoup en commun. Il avait une sœur jumelle Héméra qui avait trouvé son compagnon dans la meute il y a quatre ans et ils vivaient un parfait amour réciproque, il s’agissait d’un oméga qui était devenu un combattant alors le conseil avait accepté ce mariage. J’étais adorée par tout le monde, j’avais un caractère facile et j’étais toujours gentille. Le seul débordement que j’avais eu était celui du jour de ma dispute avec Zéphyr, il avait été cruel envers moi et je ne m’étais pas laissée faire. Depuis cette dispute, il avait tout fait pour m’éloigner de plus en plus chaque jour et actuellement, nous nous traitions comme de parfaits étrangers. Je m’étais juré de parcourir le monde à la recherche de mon âme sœur lorsque je pourrais partir de la meute, je racontais cela à Zéphyr le jour de ses seize ans et il s’était mis dans une colère noire en me disant que je ne trouverais peut-être jamais mon compagnon en parcourant le monde qu’il était peut-être dans notre meute. J’avais refusé cela avec véhémence et lui avait répondu que la déesse de la Lune ne pouvait pas m’avoir donné un compagnon dans cette meute avec les traditions horribles, que j’étais contre tout cela et qu’il serait impossible que j’aie un compagnon ici. Je connaissais les traditions avant mes quinze ans, je devais avoir dix ans le jour où j’ai demandé à ma mère de tout m’expliquer car une de mes cousines était anéantie de se marier avec quelqu’un qui n’était pas son compagnon. Je pensais avoir décidé cela à mes quinze ans, mais en réalité mes croyances étaient déjà au fond de moi ce jour-là. Ce jour-là, nous en étions même venus aux mains et j’avais eu un bras cassé. Il ne s’est jamais excusé pour cela, au contraire, il me crachait son venin de respecter les lois et règles de cette meute où j’étais pourtant si bien. Depuis, Hermès n’arrêtait pas d’essayer de me faire changer d’avis concernant mon départ de la meute, il avait arrêté deux semaines auparavant lorsque je lui avais montré la lettre de l’Alpha m’autorisant à quitter la meute le lendemain de mes dix-huit ans. Il avait l’air tellement triste depuis ce jour que j’en étais venue à me demander si je n’étais pas son âme sœur, j’avais essayé en vain de l’isoler pour le confronter dans une discussion. Il m’évitait comme la peste. Cela me peinait tellement, nous étions vraiment très proche et nous étions tout le temps fourré ensemble lorsque nous avions un peu de temps libre en commun. Un jour, je devais avoir seize ans, il m’avait demandé si j’envisageais d’avoir un petit ami. La libido des loups est assez incroyable et on pourrait nous considérer comme des « chauds lapins ». Heureusement pour moi, je n’avais encore ressenti aucune attirance et aucune pulsion sexuelle. Je lui avais avoué cela et aussi que je voulais vraiment m’offrir à mon âme sœur et uniquement à lui. Je lui avais demandé en retour ce qu’il en était de lui et son discours était identique au mien. C’est pour cela qu’aujourd’hui il faisait trainer les choses et languir le conseil. Malgré tout, je lui avais quand même posé la question à propos de Zéphyr et des autres membres de la meute plus âgés. Il m’avait dit que Zéphyr se gardait pour sa Luna qu’il ne voulait pas qu’elle ait à vivre en se demandant si elle était mieux qu’une précédente petite amie. En revanche, Nilos et Hélios profitaient de leur vie à fond sur ce point-là ainsi que Rhéa et Daphné. Je savais qu’Orion, Éon, Clio et Iris avaient une libido déchainée depuis leurs seize ans. Bref, j’étais devant l’entrée du lycée et j’attendais ma mère, elle allait encore être en retard, mais je ne lui en voulais pas car son travail était très prenant et essentiel. J’attendais que la foule devant le tableau d’affichage disparaisse et Éon et Iris me félicitaient d’être encore en haut du classement. Tout le monde pensait que cela devenait une routine pour moi, je ne sais pas comment mais j’arrivais toujours à avoi des résultats époustouflants et à gagner une multitude de compétitions et de prix, je travaillais beaucoup pour en arriver là mais je ne pensais jamais à être la première partout, je voulais simplement d’excellents résultats pour être acceptée dans n'importe quelle université après avoir pris une année sabbatique pour chercher mon compagnon. Je regardais les classements et ensuite le tableau avec les résultats des compétitions et les divers prix et je ne pus m’empêcher de faire une moue lorsque je vis que le prix que j’avais reçu pour un article de journal n’y apparaissait pas, c’était un des prix qui m’avaient demandé le plus de travail et d’efforts, j’avais passé des nuits blanches à plancher dessus et à effectuer des recherches, je ne m’étais jamais autant investie, c’était de l’investissement à plus de deux cent pour cent, car j’étais toujours investie à cent pour cent dans tout ce que j’entreprenais. J’allais dans le bureau de la principale et lui fis part de mon mécontentement que ce prix n’apparaisse pas. Elle regarda alors sous la pile de papiers étalés sur son bureau et en ressorti un cadre avec une mention spécial et mon article encadré. Elle s’excusa un millier de fois, qu’elle avait été débordée par la fin de l’année et l’avait oublié. Elle me promit d’aller l’afficher dès que possible lorsque son téléphone sonna, je quittais son bureau. Ma mère n’était toujours pas arrivée, je sortis mon téléphone et commença à jouer avec lorsque je vis un message d’Orion qui me demandais pour la millième fois d’être sa petite amie pour l’été, je soupirais et lui répondais que je ne changerais jamais d’avis et que la réponse serait toujours non. Il m’exaspérait vraiment lorsqu’il faisait cela, il était un ami adorable mais un petit ami très volage et je lui avais déjà exprimé mes positions à propos de mon âme sœur et du fait que je me réservais pour mon compagnon.
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