Cependant il trouvait qu’elle ne prenait pas assez de précautions, elle pouvait être découverte, surprise. Il lui dit ses frayeurs, et combien elle le faisait frémir à tout moment. – Ayez donc confiance en moi, répondit-elle ; je veux réussir, je suis prudente. – On peut avoir des soupçons ? – Qui ? – Eh ! le sais-je ? tout le monde, les domestiques, le médecin. – Il n’y a nul danger ? Et quand même !… – On chercherait. Berthe, y songez-vous ? On descendrait aux plus minutieuses investigations. Elle eut un sourire où éclatait la plus magnifique certitude. – On peut chercher, reprit-elle, examiner, expérimenter, ou ne retrouvera rien. Vous imagineriez-vous que j’emploie niaisement l’arsenic ? – De grâce, taisez-vous !… – J’ai su me procurer un de ces poisons inconnus encore, qui d


