IXMalgré toute la hâte imaginable, il n’était pas loin de dix heures quand le père Plantat et les invités purent enfin quitter le château de Valfeuillu. Au lieu de prendre le chemin du matin, ils s’engagèrent dans le petit sentier en pente qui, longeant les propriétés de Mme de Lanascol, conduit en diagonale au pont de fil de fer. C’était le plus court pour gagner l’auberge où M. Lecoq avait déposé son léger bagage. Tout en marchant, le vieux juge de paix, un peu distrait des préoccupations de l’enquête, s’inquiétait de M. Courtois son ami. – Quel malheur a pu le frapper ? disait-il au docteur Gendron. Grâce à la niaiserie méchante de l’affreux drôle qui le sert, nous n’avons rien su absolument. Et c’est au reçu de la lettre de sa fille aînée, Mlle Laurence, qu’on l’a envoyé chercher !


