Je fouille dans les affaires de Tony. Il est un homme ordonné. Je récupère une chemise blanche et un pantalon noir. Je ne le voyais pas autrement. Il ressemble beaucoup à un docteur qui a de la classe.
__ Qu'est ce que t'as trouvé pour moi ? Il demande après avoir terminé dans la salle de bain.
__Une chemise blanche. Dis-je.
Il me regarde et secoue la tête en souriant.
__Quoi !! Demandai-je.
__Je ne porte pas les chemises à la maison répondit il.
Il va dans l'une des autres valises. Il se trouve un vêtement léger et simple. Il les choisit. Il voulait s'habiller devant moi. Je me retourne immédiatement. Étant assise dans son lit, je garde mon regard ailleurs. Il me regarde et secoue la tête. Il retourne dans la salle de bain s'habiller. Je me lève et suis là direction de la salle de bain comme si j'étais contrôler de le faire.
Quelques minutes seulement, il est sorti, il m'avait presque attrapé entrain de l'espionner. Mais il n'a fait aucun commentaire dessus.
__ Viens, dit-il en prenant par le bras.
Je l'ai suivie tranquillement. L'on s'est assis dans le lit face à face. Il avait toujours ce regard bizarre mais foudroyant sur mes lèvres. Je souris de gêne. Il se gratte le front et me sourit également.
__Parle moi de toi. Commence t'il. Que deviens tu ?
Aussitôt, la mort d' Élisa qui était la plus récente me revient à l'esprit. Elle était tout pour moi, une maman, une grande sœur, une amie et une conseillère même si j'étais quand-même plus éveillée que ma grande sœur.
__Je... j'essaie de m'adapter à ma nouvelle situation de vie,Tony.
__ C'est-à-dire ?
Je lui raconte ma récente situation de vie mais sans lui dire les situations à laquelle je dois faire face pour nourrir les petits. Je lui dis juste que ce soit nouveau pour moi et que j'essaie de m' accrocher à mon destin de garder mon neuve et ma nièce.
__Et tu t'en sors ?
__ Oui, je m'en sort bien. Je répond avec un sourire.
L'on se met à se regarder. Il me touche les cheveux en appréciant la femme que je sois devenue.
__ Tu es si belle et si brave, le destin ne t'a pas épargné hein ! Si non tu ne seras jamais devenue une si belle personne. J'aime ce que tu fais pour ta famille.
Il me prend par les mains, il entrelace nous doit et je lui regarde faire. C'est vrai, c'était très gênant mais je n'avais pas le choix, si je refuse qu'il fasse celà, il pourra s' énerver. Il ne me regarde pas le visage, c'est moi qui le fait pendant ce temps, il se concentre à contrôler mon corps et mes doigts.
__ À présent, parle moi de tes relations amoureuses. Dit -il en levant la tête.
Je frissonne. Je n'avais jamais eu de relation amoureuse parce que je l'attendais patiemment. Dans mon collège, tout comme dans mon université, aucun garçon n'était plus beau que lui.
__ Alors, un petit ami?
Il demande, je souris sans savoir quoi répondre.
__ Une déception amoureuse, peut-être ?
Je secoue la tête pour un non. Il me regarde et souris. Voyant sa mine, c'était quasiment certain qu'il pensait que je bluff.
__ Oh, on est sainte Marie ou sainte Anne ?
__ Non, je réponds en souriant.
Je lui tape légèrement sur l'épaule. Il me sourit en retour, attendant une réponse.
__ Alors, demande t'il.
__ Je me protège pour mon mariage.
Je répond et dégage devant lui. Je lui laisse dans son lit et me tiens par la fenêtre. C'était gênant de lui parler de tout ça.
__ Tu sais, je respecte ton point de vue et ta vision des choses Rosa...mais, tu ne devrais pas te protéger pour un type qui ne vaut peut-être pas la peine, dit il en me suivant.
C'était pour lui dont je me réservais pourquoi parle t'il de lui de cette façon. Je ne réponds pas et il marche jusqu'à moi. Il laisse son corps dur son moi et dépose sa tête sur mon épaule. Il passe ses bras jusqu'à devant mon ventre. Il agissait vraiment comme si nous soyons en couple.
__Tu sais, la vie est courte ma chérie, il faut en profiter. Trouves- toi quelqu'un qui te donnera du plaisir et tout ira bien.
Je me retourne pour le regarder. Il me regarde et souris. Je fais de même et baisse mon regard. Comme c'est bizarre d'avoir pour ami; un garçon comme Tony qui adore jouer et caresser ses amis comme s'il le faisait à sa femme.
Le silence revient alors qu'il continue de jouer avec mes cheveux.
__ As-tu déjà fait l'amour, Rosa ?
Il me questionne. J'ouvre grand les yeux car je ne m'attendais pas qu'il aille aussi loin.
__ Dis-moi, il murmure à mon oreille en me touchant les cheveux.
Je pensais que lorsqu'il parlait de sainte Marie ou sainte Anne, c'était parce qu'il soupçonne que je sois toujours bleue. Je m'étais pas préparé à dire à un homme que, je sois vierge. Alors, j'ai répondu :
__ oui et pas toi ?
__ Non, moi je l'ai déjà fait, voyons. Pas une seule fois mais plusieurs fois.
J'étais gênée de savoir qu'il b***e d'autres femmes avant moi. Mais je devrais me contrôler. Après tout, notre histoire était juste une histoire de gamins. Maintenant que nous soyons des adultes, c'était certain qu'il avait ses préférences en matière de femme.
__ Alors tu as, des petites amies ?
Je demande pour être avisée et éviter des surprises des hommes, elles ne sont jamais assez facile à avaler.
__ Oui, j'en avais répondit- il brièvement en me quittant.
__ Tu en avais, c'est à dire ? Demandai-je en ressentant qu'il était triste.
__ Elle m'a quitté. Dit -il en allant s'assoir dans son lit. Il s'allonge et passe une main derrière la tête.
Je pouvais voir qu'il était triste. Il est mon ami, je partage sa tristesse et va chercher à m'assoir de l'autre côté du lit. Je ne m'allonge pas, je reste assise sur mes genoux et le regarde.
__ Ça dû être un coup difficile. Dis-je.
__ Très difficile parce que je l'aimais beaucoup. Répondit- il sans me regarder dans les yeux.
__ Ok, qu'est-ce qui s'est passé ?
__ Um, une tricherie abusive. Dit il.
__ Abusive ?
___ Oui, c'était plus qu'exagéré tu comprends. Elle me trompait avec mon meilleure amie puis mon patron là, j'ai mis fin à cette histoire sans réfléchir même si ça fait toujours mal, je devrais le faire.
Ça ressemblait à une rupture récente et les blessures étaient encore bien fraîches, je pouvais le sentir dans sa voix. Je ne dis plus rien et regarde de gauche à droite comme une perdue.
Tony s'assoit et me regarde. Il tripote dans ses doigts.
___ Je pense que toi au moins, tu ne fais pas la même chose avec tes petits copains ! Où est-ce d'ailleurs la raison pour laquelle tu n'en a aucun pour le moment ?
___ Je suis différente. Je ne joue pas avec les sentiments des personnes que j'aime. Je réponds.
Il se taie et me regarde. Il lève la main et la dépose sur la mienne qui se trouvait sur ma cuisse.
__ J'aime beaucoup les filles de ton genre. J'ai beaucoup de chance de t'avoir comme amie.
__ Moi également, j'aime notre amitié. Je répond en souriant.
Alors que nous nous regardions, il commence à enfoncer ses doigts entre les miens. Je les écarte pour donner le passage à ses doigts à lui. Et juste comme celà, nous avons sentis ce besoin d'amour partager lors de notre enfance renaître.
Petite à petit, nous étions attirés l'un vers l'autre de façon naturelle jusqu'à ce que nos lèvres entre en contact. Je ferme mes yeux et le laisse travailler, il se met à m'embrasser. Il le fait pendant quelques minutes avant qu'il me lâche.
J'ouvre mes yeux pour le regarder. C'était sensationnel.
__ Tu le ressens toujours ?
Il me questionne en respirant bruyamment comme s'il voulait aller plus loin.
__ Oui, toujours. Je secoue la tête et lui souris grandement.
__ Alors, il est toujours là ?
__ Oui, il n'est jamais parti.
__ Oh ! Mon amour, Rosalita...
Il me sourit et se met sur ses genoux devant moi alors que je sois toujours assise. Il recommence à m'embrasser me faisant perdre l'équilibre. C'était mon premier baisé et c'était avec mon plus grand amour. Je résisterai à tomber quoi qui se passe.
Je serre fermement ses doigts et m'accroche à sa paume de main. Il dégage les cheveux entre mes épaules et m'embrasse langoureusement le cou. Alors que les choses s'apprêtaient à devenir plus sérieuses entre nous, Martine est apparue dans la chambre.
__ Ah, ah, que disais-je tout à l'heure !! Elle S'exclame en frappant une fois entre ses paumes de main.
Son frère cadet n'a pas beaucoup aimé son entrée. Elle vient s'asseoir dans le lit alors que j'essayais d'arranger correctement mon vêtement. J'étais morte de honte.
Je saute hors du lit. Je ne pouvais plus faire face à Tony. Je les tourne le dos et souhaite seulement disparaître dans le sol comme un pétrole. Du moins, je devrais rentrer chez moi.
__ Martine, pourquoi es-tu venue? Tu l'as gâché ce moment ! regarde comment, je suis tout malheureux.
__ Je sais, je sais, mais quoi presses, tu sais déjà que Rosa est toujours amoureuse de toi, non ! C'est là le plus important.
__ Oui, c'est important mais ce qui se passait entre nous était également important. Il se plaint.
Je suis nerveuse et déclare :
__ Je dois rentrer à la maison à présent.
Tony descend du lit et me tient par le bras. Il me supplie de rester encore un peu mais je ne pouvais pas, Anita m'attendait toujours. Il propose alors de me raccompagner à la maison. Martine decline et lui demande de se reposer. Elle le fait à sa place.
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