VII-8

1120 Mots

– Voilà, s’écria-t-il, où nous en sommes quarante ans après la proclamation des droits de l’homme ! Et maintenant, messieurs, ne pourrait-on s’étonner que les voisins du comte de Nansac aient poussé la patience jusqu’à la longanimité ? qu’ils n’aient pas su dire plus tôt : « Non ! » Puis, passant à moi en particulier, il fit l’histoire de ma vie misérable dès ma première enfance, et raconta tous mes malheurs causés par la méchanceté barbare du comte. Lorsqu’il montra mon père miné par la fièvre, expirant sur le lit de camp du bagne ; qu’il fit voir ma mère, la vaillante femme, mourant affolée par les angoisses du désespoir, je mis un instant ma tête dans mes mains et j’essuyai mes yeux humides. Et à mesure qu’il continuait, montrant la haine semée dans mon cœur par la malfaisance du comt

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