Chez nous, tout allait bien. Moi, je travaillais comme un n***e, me levant à la pointe du jour et me couchant le dernier. La Fantille, solide encore, élevait la poulaille, nourrissait les cochons, et faisait tous les ouvrages qui, dans une maison, reviennent de droit aux femmes. Notre ci-devant curé Bonal, lui, faisait tout son possible pour m’aider, soignant les bœufs, gardant les brebis, s’apprenant aux ouvrages de terre et ne s’épargnant pas la peine. À propos de brebis, ça me faisait dépit de le voir aller toucher les quinze ou vingt que nous avions, et faire l’office d’une simple bergerette : je le lui dis un jour. – Et pourquoi ? fit-il presque gaiement, c’est mon métier ! – faisant allusion, comme je pense, à son ancien état de curé. Il avait absolument voulu apprendre à labourer


