En route vers l'enfer 2 : sort scellé

1453 Mots
- Où sommes-nous ? demande Julia. Nous nous trouvions sur une route complètement déserte, il n’y avait pas un chat. Nous étions au milieu de nulle part, entourées uniquement d’arbres. Toutes les deux, nous avions alors prise le seul choix qui nous paraissait valable… Nous nous mîmes à courir dans les bois, criant en espérant que quelqu’un puisse nous entendre : des chasseurs, des randonneurs… N’importe qui tant qu’il pouvait nous venir en aide. Cela faisait déjà plusieurs minutes que nous nous étions enfuies et personne ne nous suivait. En l’espace d’un moment, je me m’étais demandé s’il était seul dans la voiture. Au bout de quelques minutes de plus, puisque Julia ne tenait plus debout, nous décidâmes de trouver une cachette pour nous reposer un moment. - JULIA : Maria ? - MARIA : Oui ! - JULIA : Si je m’endors, je meurs… C’est ça ? La question de Julia surprend Maria, et elle reste silencieuse un moment. - MARIA : Qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi me demandes-tu ça ? J’avais très bien compris ce qu’elle voulait dire… Elle avait sommeil et faisait tout pour ne pas s’endormir… Elle s’accrochait à la vie. Nous étions restées sur place de longue minutes, mais Julia avait besoin de davantage de temps pour récupérer. Et comme nous ne pouvions pas nous permettre de nous éterniser là, je lui proposais de rester cachée pendant que j’irais chercher de l’aide. Elle accepta d’un simple geste fébrile de la tête. Avant de partir, je pris soin de couvrir Julia de feuilles mortes et de branches afin qu’elle soit dissimulée. Ça me semblait être une bonne idée, puis je partis. Je courus sans relâche jusqu’à ce que le soleil disparaisse, et ce n’est qu’à ce moment-là que je vis enfin au loin une silhouette. Je m’étais d’abord mise à couvert pour l’identifier, puis je remarquais qu’elle ne bougeait pas et gardait étrangement la même position. Et une voix derrière moi me fit sursauter de ma position de guet. - L’INCONNU : Mais… Que faites-vous cachée ici ? Il remarque l’état délabré de Maria qui a couru dans les bois pendant plusieurs minutes et continu : - Mais… Que vous est-il arrivée ? - MARIA : Monsieur ? Monsieur ? Aidez-moi s’il vous plaît ! Dit-elle essoufflé. - INCONNU : Vous aidez ? Mais… ? - MARIA : Mon amie ! - INCONNU : Que dites-vous ?! - MARIA : Mon amie… Vite ! Elle… Elle a besoin d’aide. Elle avance doucement vers lui au fur et à mesure qu’elle parle puis attrape son bras et lui dit : - Suivez-moi ! Au pas de course on se dépêcha de retourner où j’avais laissé Julia. Mais une fois surplace… Ce fut un terrible choc car… Elle n’y était plus. - MARIA : Oh mon Dieu non ! Julia ! Mais où es-tu ? Y avait cette question qui ne cessait de me traverser l’esprit. Avait-il retrouvé Julia et avait décidé de ne partir qu’avec elle ? Mais la réponse ne tarda pas à se faire. J’étais là à essayer de comprendre ce qui se passait, pourquoi Julia n’était plus là quand ce monsieur me demanda. - L’INCONNU : Que se passe-t-il ? Qui étions-nous venus chercher ? - MARIA : Mon amie ! - L’INCONNU : Votre ami ? Mais dans ce cas où est-il ? - MARIA : C… C’est une fille ? Il… Il l’a retrouvé. - L’INCONNU : Que dites-vous madame ? Qui l’a retrouvé ? Je ne suis pas sûr de vous comprendre. Afin de lui répondre plus calmement et lui raconter dans quelle situation je me trouvais je prise quelques secondes pour me calmer. - MARIA : Luc ! C’est lui. Ils nous ont kidnappé on s’est… On s’est enfuie et… Mais soudainement, comme dans un film d’horreur Luc surgit derrière cet homme et l’assomma avec un morceau de bois il perdit instantanément connaissance, puis il leva sa tête vers moi pour me regarde. Il saignait de la tête sans doute dû au coup de la porte de la malle arrière. Son regard me faisait froid dans le dos tellement il était ténébreux et rempli de rage. J’avais tellement eu peur que je m’étais pissée dessus quand il avait commencé à se rapprocher de moi en me disant. - LUC : Ça, Tu vas me le payer. Dit il en montrant du doigt sa blessure à la tête. À la fin de ses mots, il me frappa tellement fort que je perdis connaissance. Quand peu à peu je retrouvai mes esprits, je me rendis compte qu’il m’avait prise par les pieds et me traînait par terre comme un sac d’ordures jusqu’à ce qu’on arrive sur la route. Une fois sur la route, il se retourna puis me releva en me tenant par le cou, et là j’aperçus Julia. Elle traînait sur la route. Ses habits étaient en lambeaux, elle avait encore plus de bleus. Ses yeux étaient enflés, son visage en sang et elle saignait de ses parties intimes. Luc s’était déchaîné sur elle et l’avait également violée ; il l’avait laissée là… allongée sur la route… Des mouches tournaient autour d’elle… Comme une vieille carcasse de viande abandonnée : il avait tué Julia. Luc me fit avancer de force jusqu’à la voiture, et à 2 m de là, il me poussa ; dans ma course, je heurtai ma tête contre la voiture et je tombai. Il se dirigea ensuite vers Julia, mais quand il essaya de la soulever, Julia lui cracha du sang en plein visage. Julia n’était donc pas morte ; j’étais bien sûr soulagée, mais avec ce qui avait suivi, il aurait été préférable qu’elle le soit. Après l’acte de Julia, Luc se mit très en colère et assena à nouveau des coups à Julia. – JONATHAN : LUUUUUUUC ! ARRÊTE ESPÈCE D’IDIOT ! Jonathan… C’était bien lui… Jonathan sortant en courant des bois. Lui aussi était sans doute parti à ma recherche. Mais je me demandais, s’il était aussi là ; pourquoi n’a-t-il pas essayé de nous arrêter quand nous avions assommé Luc ? Avait-il aussi abusé de Julia ? Il arriva assez rapidement au niveau de Luc puis le poussa très violemment ; une violente discussion commença entre les deux. Quant à moi, je m’étais mise à ramper vers mon amie jusqu’à ce que je sois assez près d’elle pour toucher son visage. – MARIA : Julia ? Julia ? Ju… Julia ? Elle ne me répondait pas et ne bougeait même plus. J’avais cru cette fois qu’elle était morte. Avec ses yeux très enflés, je ne pouvais pas savoir si elle me voyait ou pas. Puis d’une voix pratiquement inaudible elle se mit à me parler : - JULIA : Maria ? Maria c’est toi ? - MARIA : Oui… Oui Julia c’est moi. – JULIA : Est-ce que ça va ? Où étais-tu ? Désolée mais il m’a retrouvée. Ils t’ont fait du mal ? Je mise ma main sur ma bouche pour étouffer mes pleurs afin que Julia n’entende rien. Elle se faisait du souci pour moi sans tenir compte du fait qu’elle était dans un état plus critique que moi. – JULIA : Ne t’éloigne plus de moi. J’étais restée près de Julia tout le temps que Luc et Jonathan s’engueulaient. Et une fois qu’ils eurent terminé, Luc se dirigea vers la voiture et s’installa côté passager ; quant à Jonathan, il s’était chargé de nous remettre dans le coffre de cette voiture. Pendant qu’il le faisait, j’essayais toujours de le convaincre de nous laisser partir. – MARIA : John, je t’en supplie, laisse-nous partir… Je t’en prie John, on ne vous a rien fait… Pitié laissez-nous nous en aller. On ne dira rien à personne c’est promis. Mais Jonathan restait muet et imperturbable ; il se contentait juste d’installer Julia puis quand il eut fini, il me demanda de monter à mon tour. Mais je n’arrêtais pas d’essayer de le convaincre et tout en montant je le suppliais toujours de nous laisser partir sauf que cette fois-ci il me répondit : - JONATHAN : Vous auriez dû fuir quand vous en avez eu l’occasion. Maria resta silencieuse et d’un air très calme il poursuivit en disant : - Si tu tentes encore quoi que ce soit, je tue Julia. C’est compris ? Maria reste muette. Il ferme la porte du coffre. Cette fois c’était bien clair et ça ne pouvait pas l’être plus ; le message était passé. Nous avions toutes les deux pris un aller simple pour l’enfer et j’avais en moi la sensation que plus rien ni personne ne pouvait nous sauver. Notre sort venait juste d’être scellé. La voiture démarre.
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