CHAPITRE XXVI Le passage du grand troupeau de bisonsL’emplacement que nous avions choisi pour notre camp était situé sur le bord d’un ruisseau dont les rives étaient assez basses. En fait, la surface de l’eau était presque de niveau avec le sol de la prairie. Il n’y avait pas de bois dans le voisinage, à l’exception d’un petit nombre de cotonniers épars et de quelques-uns de ces saules à longues feuilles qui sont particuliers au pays. C’était avec du bois de cotonnier que nous avions allumé notre feu de bivouac, à quelque vingt ou trente pas du ruisseau, non sur une hauteur, mais au fond d’une dépression de la prairie en forme d’entonnoir, curieuse formation naturelle dont aucun de nous ne pouvait se rendre compte. Ce trou semblait creusé par la main de l’homme, car il était circulaire e


