Chapitre 11
Après avoir sauvé Clara de Justesse, Justin l'aide à se relever et propose de l'accompagner au CAUVA, ce qu'elle accepte après une réticence.
- Merci ! (Dit Clara en le regardant dans les yeux)
- C'est normal !
- Tu as mal quelque part ?
- Aux poignets et au thorax ! C'est surtout ma dignité qui vient d'en prendre un coup.
- Je ne comprends pas qu'on puisse aller si loin. Tu sais, si tu changes d'avis et que tu veux porter plainte, je témoignerais sans hésiter.
- ça ne prendra pas ! Ils vont croire que tu témoignes pour te racheter. Dans les affaires d'agression sexuelle, les femmes sont dans la majorité des cas pas cru et je n'ai pas envie de me retrouvé blindé de question ou que l'on me juge car j'étais seule dans la rue à passé une heure du matin. De toute façon, il n'y a aucune preuve et vu que le père de cette m***e est flic, ma plainte va passer au panier.
- Je comprends.
Justin accompagne Clara au CAUVA où elle se fait ausculter par de véritables professionnels d'agression. Clara leur raconte ce qu'il s'est passé, mais s'en tient à ce que Justin à vu. Ils prennent des photos de ses blessures apparentes, des traces sur les poignets ainsi que sur le cou, saisissent ses vêtements et d'autres procédures.
- Est-ce-que vous connaissiez votre agresseur ?
- Non, je ne crois pas, il faisait noir, je n'ai pas bien vu !
- Vous dites que c'était juste une tentative, qu'il n'y a pas eu de pénétration ! Vous confirmez ?
- Oui !
- Ecoutez, suite à votre examen, je vais devoir vous poser d'autres questions. Ici, vous êtes libre, libre de répondre ou non et quoi que vous nous disiez, personne ne vous jugera jamais. Nous avons besoin d'éclaircir certaines choses pour ce rapport.
- D'accord !
- Avez vous eu un rapport sexuel hors mi votre agression au cours des dernières vingt-quatre heures ?
- Non !
- Une question un peu plus délicate mais qui a son importance et j'en suis désolé ! Je vais vous poser la question subtilement afin de ne pas vous braquer. Avez-vous eu recours à du plaisir en solitaire ?
- Non ! Mais pourquoi cette question ! Vous ne me croyez pas ? (s'agaçant)
- Bien sûr que si mademoiselle, c'est indéniable vu l'état dans lequel vous êtes. Mais lorsque je vous ai examiné, j'ai retrouvé des lésions sans doute provoquées par des ongles.
Un temps de silence s'installe et Clara baisse la tête.
- Mademoiselle ! Ici, tout est confidentiel et des femmes victimes d'agressions sexuelles, j'en vois au moins trois par jours.
Les larmes de Clara refont apparition et roulent le long de ses joues.
- Il m'a touché avec ses doigts et il a fini par les glisser à l'intérieur. Je les ai bien sentis, c'est pour ça que je pense qu'il y avait deux doigts.
- Je vois, c'est ce que j'ai déduit en vous auscultant, d'où mes questions un peu gênantes, mais je devais savoir, car pour ce rapport c'est très important et ce que je vais vous dire, ne va sans doute pas être facile à entendre, mais je suis au regret de vous dire que ce que vous pensez être une tentative de viol est en réalité un viol confirmé. Le sexe, les doigts ou un objet, c'est pareil !
- Je l'ignorais !
- Comme beaucoup malheureusement ! Venir ici est déjà un grand pas en avant, vous avez eu un excellent reflex. Néanmoins, je vous recommande de porter plainte. Si nous retrouvons des empreintes ou de l'ADN, nous pouvons le retrouver. Nous pouvons vous assister ou demander à des agents de police de venir ici.
- Non, je veux oublier tout ça ! Je ne veux pas d'un procès qui ne servira à rien et de subir des interrogatoires.
- Je comprends ! Sachez que nous conserveront vos affaires durant cinq ans. Elles peuvent servir de preuves si vous changer d'avis et sachez qu'à compter de ce jour, vous avez encore vingt années devant vous pour porter plainte car je ne vais pas vous pousser plus que ça, mais j'ai l'intime conviction que vous connaissez votre agresseur.
- D'accord !
- Vous vous sentez capable de rentrer chez vous ?
- Oui !
- C'est votre ami qui va vous raccompagner je suppose !
- Il est encore là ?
- Oui, il attend !
- D'accord ! Oui, il va me raccompagner.
- Nous allons vous donner des vêtements de rechange.
- Merci !
Clara sort après quatre heures de temps et Justin s'est assoupi dans la salle d'attente.
- Justin ! (dit Clara)
- Euh oui ! (se réveillant)
- J'ai finit !
- Ah ! Ça va aller ?
- Oui ! Ça te dérangerait de me raccompagner chez moi ?
- Bien sûr que non ! Allons y !
Justin et Clara prennent un taxi pour rentrer.
- Voilà ! Tu veux que je te laisse mon numéro de téléphone au cas où ?
- Ecoute Justin, je ne te remercierais jamais assez d'être venu à mon secours, mais je ne suis pas prête à faire amie/ami avec toi. Je ne vais pas revenir là-dessus, mais je n'y arrive pas !
- Je comprends !
- Après, j'essaie de me dire que ce n'étais pas volontaire, je pense que tu es un type bien et très gentil, mais je n'y arrive pas ! Un jour peut-être !
- Je comprends ! Ne t'en fais pas ! Essaie de te reposer.
- D'accord et encore merci.
Justin s'en va complètement retourner par la situation.
A suivre.