IV. Il eût aimé parler en secret à Frieda, mais les seconds, avec lesquels elle plaisantait de temps en temps, l’en empêchaient par leur simple présence, une présence vraiment obstinée. On ne pouvait pas dire qu’ils fussent exigeants ; ils avaient organisé leur campement dans un coin sur deux vieilles robes de femme. Leur ambition, comme ils le disaient souvent à Frieda, était de ne jamais déranger Monsieur l’Arpenteur et de tenir le moins de place possible ; ils faisaient force tentatives à cet effet, avec beaucoup de sourires, à vrai dire, et tout en se parlant en secret ; ils se pelotonnaient ensemble, complètement enchevêtrés ; au crépuscule on ne voyait plus dans leur coin qu’une sorte d’énorme nœud. Malheureusement on savait même, par ce qui se passait au grand jour, qu’ils étaient


