Un silence de quelques secondes succéda aux paroles enthousiastes de Fleur-de-Marie ; l’émotion des acteurs de cette scène était profonde. – Je vois, mon enfant – reprit Rodolphe, pouvant à peine contenir sa joie – que dans votre cœur j’ai à peu près pris la place de votre père. – Ce n’est pas ma faute, monsieur Rodolphe. C’est peut-être mal à moi… mais je vous l’ai dit je vous connais et je ne connais pas mon père. – Et elle ajouta en baissant la tête avec confusion : – Et puis, enfin, vous savez le passé… monsieur Rodolphe… et malgré cela vous m’avez comblée de bontés ; mais mon père ne le sait pas lui… ce passé… Peut-être regrettera-t-il de m’avoir retrouvée – ajouta la malheureuse enfant en frissonnant – et puisqu’il est, comme le dit madame… d’une grande naissance… sans doute il aur


