– Hélas ! monsieur l’abbé – reprit Polidori, qui semblait prendre à tâche de torturer son complice, comme on dit vulgairement, à coups d’épingles – mon pauvre ami néglige trop sa santé… Dites-lui donc, avec moi, qu’il se soigne, sinon pour lui, pour ses amis, du moins pour les malheureux dont il est l’espoir et le soutien… – Assez !… assez !… – murmura le notaire d’une voix sourde. – Non, ce n’est pas assez – dit le prêtre avec émotion – on ne saurait trop vous répéter que vous ne vous appartenez pas, et qu’il est mal de négliger ainsi votre santé. Depuis dix ans que je vous connais, je ne vous ai jamais vu malade ; mais depuis un mois environ vous n’êtes plus reconnaissable. Je suis d’autant plus frappé de l’altération de vos traits, que j’étais resté quelque temps sans vous voir. Aussi


