XIPrévue pour dix-huit heures, la communication Skype entre l’écrivain et Lydia, la dessinatrice anglaise qui illustre ses livres, s’est fortement prolongée, mettant le couple en retard. La salle Sklerijenn de Plounéventer est déjà bien remplie lorsqu’ils arrivent, difficile de trouver des places libres. Se glissant entre les tables à la recherche de deux chaises disponibles, Michel entend l’apostrophe : — Oh ! Michou, c’est ça ? L’interpellation provient d’une rangée voisine, un grand chauve qu’il reconnaît immédiatement. — Jean-Do ? C’est vous… euh, toi ? Si je me souviens, tu ne supportes pas que l’on t’appelle autrement ni que l’on te vouvoie… — Surtout pas ! Les « vous » et les « Monsieur », ça me vieillit. Je n’en ai pas besoin ! Tu es à la recherche de places ? J’en ai deux à cô


