XIV-5

2048 Mots

De la fenêtre de sa chambre, tout en raclant sa large joue à l’aide de son rasoir anglais, Peyrol aperçut le lieutenant Réal dans le sentier qui menait au rivage, et en l’apercevant de cet endroit d’où il découvrait une vaste étendue de mer et de terre, il haussa les épaules avec impatience, sans y être incité par rien de visible. On ne pouvait vraiment pas se fier à ces porteurs d’épaulettes. Ils bourreraient la tête de n’importe qui d’on ne sait quelles idées, pour leur bon plaisir, ou dans l’intérêt du service. Mais c’était un trop vieux singe pour se laisser prendre à des grimaces ; d’ailleurs, ce garçon qui s’en allait, raide et perché sur de longues jambes avec ses grands airs d’officier, était en somme assez honnête. En tout cas, il savait reconnaître un marin, bien qu’il eût le san

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