Carvajan marcha sur son fils, et, avec une atroce ironie : – Qu’est-ce qu’on t’a donc promis, si tu réussissais ? – Mon père ! cria le jeune homme. – Es-tu mon fils ou l’homme d’affaires des Clairefont ? – N’est-ce pas un fils qui veut le nom de son père respecté et honoré ? – Respect, honneur, mots bien placés dans ta bouche ! Allons, monsieur l’honnête homme, dis donc hardiment ce que tu penses, aie donc le courage de ta trahison !... Crois-tu que j’en suis à m’apercevoir que j’ai un ennemi dans ma propre maison ? Tu rêves de me tromper !... Tu es encore un peu trop jeune !... Niais, qui se laisse entraîner par une femme, et qui veut duper son père ! Parle pour elle, plaide, soupire. Triple sot ! Tu verras comment elle t’en récompensera ! Ah ! j’ai voulu savoir à quoi m’en tenir, et


