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#Lucy Voilà maintenant deux semaines que je travaille comme secrétaire, alors que mon poste exact doit être rédactrice. Je n’arrive pas à croire que Liam me fait subir tout ce cirque. Je commence à croire en la théorie de Clary, comme quoi, il se rappelle de moi, mais ça ne tient pas la route quand même. Je soupire devant mon ordinateur, je suis obligée de faire une liste de tous les employés de monsieur. « Mademoiselle Johnson, apportez moi un café. ». « Mademoiselle Johnson, faites votre travail correctement, ou restez chez-vous. ». « Vous voulez devenir rédactrice, alors que vous ne savez même pas rédiger un communiqué correctement ? Vous savez ce qu’on dit, l’espoir fait vivre ! ». « Dis-donc ! Ou vous avez achetez vos vêtements, dans un centre pour sans-abris ? Faites un effort voyons ! ». « Vous n’avez pas pris votre temps de pause aujourd’hui, vous vous êtes mis au régime ? Il était temps… ». Voilà à quoi je suis réduite tous les jours depuis que je bosse ici, je commence à regretter l’autre connard de patron. Parce que malgré mon passé avec Liam, aujourd’hui ce n’est plus l’homme attentionné et gentil que j’avais rencontré, non, aujourd’hui c’est pauvre connard de s****d. Je ne compte pas le nombre de fois, ou j’ai faillis, lui jeter la tasse de café fumante sur son visage, ou les fois où j’ai faillis, lui cracher à la gueule, ou bien le soir ou je fixer un couteau dans ma cuisine, je me voyais bien le lui planter dans son truc. Ça doit faire mal. -alors princesse, t’as un antécédent avec le boss ou quoi ? Me demande Gabriel en s’installant sur son bureau en face de moi. Je lève les yeux vers lui en soupirant d’un air las, et fatigué. -pourquoi tu dis ça ? Il lève un sourcil comme si, ce qu’il venait de dire était aussi évident qu’un un plus un est égale à deux. -Ce n’est pas comme s’il est tout le temps contre toi, et qu’il te met toujours le sale boulot sur ton dos. -franchement Gabriel, je ne sais plus quoi penser, je suis ici à faire le boulot de secrétaire, alors que je devrais faire des interviews et des articles important au New-York Times. Le seul point positif, c’est que je suis au New-York Times, juste que je ne fais pas le boulot demandé hein. Ironisais-je avec sarcasme. Gabriel me lance un regard triste, non, ce n’est pas de la pitié, mais plus de la compassion. Avec le temps, et avec tout ce que j’ai pu vivre dans ma triste vie, aujourd’hui je fais très bien la différence entre la compassion et la pitié. -mais je vais régler tout ça aujourd’hui ! Dis-je en me levant, je ne vais pas laisser monsieur je suis le nouveau boss ici foutre ma carrière en l’air, j’ai travaillée dur pour en arriver là ! Et voilà ! Je me lève je prends la liste des employés et sous le regard méfiant de Gabriel, je quitte l’endroit. Poings serrés, prête à faire face à Liam, prête à rentrer dans l’antre du diable. Plus je m’avance, plus les battements de mon cœur se font plus intenses, plus forts, plus sonores. Une fois devant le bureau du monstre, je prends une longue inspiration, puis je toque deux fois à la porte, et ça voix aussi chiante que sexy me demande d’entrer. C’est ce que je fais, toujours déterminée à me battre pour moi cette-fois-ci, même si je me fais virée, je m’en fiche. « Tu pourras tout simplement lui dire qui tu es, avec un peu de chance il se souviendra de toi, et peut-être que ça s’arrangera ». Non merci ! -tiens mademoiselle Johnson, vous avez fini ? Il est assis à son bureau, ses cheveux sont brillants, et divinement en batailles,  son corps est toujours aussi en forme, il porte une chemise blanche, il s’adresse à moi, mais sans pour autant me regarder, non, il semble concentrer sur son ordinateur, sans me donner aucune importance.  Tout à coup, toute ma détermination, et ma confiance s’en vont en fumée. Ah ben bravo. -oui, voilà la liste. Dis-je en la lui donnant. Il la prend en me retardant enfin, quand ses yeux bleus se posent sur moi, je sens un milliers de frissons parcourir mon corps. Tu es bête ! M’écria ma conscience. -et ben…commence-t-il en regardant la liste. -quoi ? Je n’ai pas fait un bon travail ? Ce n’est pas digne d’une rédactrice ? Ou même une secrétaire peut faire mieux ? Oh non, j’ai une meilleure, même un enfant peut faire mieux ! Dis-je sans me rendre compte que je viens d’élever la voix, et de m’emporter. Au lieu d’afficher un air furieux, il sourit. -Si vous m’avez laissé finir ma phrase, je vous aurais dit, que c’est du bon boulot… Je ris nerveusement. -pour une fois. Finit-il de dire. Euh ben, il fallait bien qu’il fasse ça. -quel est le problème mademoiselle Johnson ? Dit-il en se callant dans son siège et en croisant les bras, ce qui me fait perdre le peu de confiance qui me restait. -je…le problème ? Et ben le problème, c’est que je ne suis pas une secrétaire monsieur, je suis rédactrice, combien même mon boulot n’est pas à la hauteur, je suis ici pour apprendre de mes erreur, et de monter les échelons ! Et non pas servir du café, ou entendre des insultes de votre part sur mon physique ou mon travail ! Je pourrais très bien vous attaquer en justice pour…pour….pour harcèlement ! Il continu à sourire, comme si je suis en train de lui raconter des blagues. -je vois, et pourquoi vous ne m’attaquez pas en justice ? Allez-y…Pourquoi vous ne le faites pas ? Dit-il en se levant et en contournant son bureau pour se mettre en face de moi. -alors mademoiselle Johnson, vous avez perdu votre langue ? -je…je sais que je perdrais, vous êtes le milliardaire le plus connu de New-York, surement entouré des meilleurs avocats du monde, je ne risquerais pas de perdre plus que j’en ai perdu. -et qu’est-ce que vous avez perdu ? Dit-il en s’approchant encore plus de moi, laissant trois centimètre entre nous. -je…ça ne vous regarde pas ! Il sourit encore, mon dieu, comme il est beau, et attirant. -que voulez-vous exactement mademoiselle Johnson ? -c’est simple, je veux travailler, je veux faire le travail que je suis venu faire au New-York Times, qui concerne le journalisme ! Il se retourne en retournant à son bureau. -bien que j’ai adoré votre spectacle ridicule dans mon bureau, et vos insultes et accusations indécentes. J’allais vous mettre sur un dossier important. Je lève un sourcil. Ensuite je fais semblant d’arranger ma jupe, alors que j’essuie seulement mes paumes  de main ridiculement moites. -je…Je…D’accord. Dis-je en essayant de calmer la tension qui rôde dans la pièce. La tension que j’ai créée. -bien…Maintenant que vous êtes calme, je vais vous en parler. 
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