Un frisson d’angoisse lui parcourut l’échine dorsale et il dut se faire violence pour continuer à avancer. Toutes les voix dans sa tête lui criaient de faire demi-tour. Il ne les écouta guère. Imperturbable, il poursuivit sa marche, lentement, certes, mais sans hésiter un seul instant. Du côté où la cabine du pick-up était surélevée, il apercevait le volant. Il s’attendait à moitié à trouver son père, le visage noirci et contusionné, comme dans un film d’horreur. Pourtant, trop de temps avait passé pour qu’il soit confronté à un spectacle aussi cauchemardesque. Il ne restait que le tableau de bord, complètement enfoncé, et une multitude d’éclats de verre, à l’emplacement du pare-brise. De façon surprenante, ce fut à ce moment-là que Aristote faillit craquer. Tourner les talons et fuir e


