– La vengeance !... Oh ! l’affreux mot, et l’affreuse chose pour une chrétienne ! – Elle est une des bases de l’organisation des Frères de la Justice... Je ne suis pas croyant, pas plus que ne l’étaient mon père et mon aïeul, mais je respecte les convictions d’autrui. C’est vous dire, mademoiselle, que je ne discute pas vos idées sur la vengeance et que je les admire même, car il doit être dur souvent de pardonner. – Quelquefois, peut-être... mais je crois que la douceur l’emporte encore sur l’effort à faire sur soi-même. Pourquoi n’essayeriez-vous pas, monsieur ? – Moi ? Je n’ai pas d’ennemis personnels, mademoiselle. J’ai toujours été entouré de dévouements passionnés et d’admirations enthousiastes, je n’ai jamais connu la trahison ni l’injustice. Dans l’œuvre que j’ai continuée après


