Chapitre 63

1901 Mots

63Giuditta, par la fenêtre qui donnait sur le campo, regardait vers le rio di San Girolamo. Isacco était dans sa chambre, endormi. On l’entendait ronfler jusque-là. Au lieu de dormir, elle surveillait les gens qui entraient dans le Ghetto, cherchant Mercurio dans l’espoir qu’il viendrait la voir ce soir. Mais la grande porte restait vide. Les deux gardes se dandinaient avec ennui, attendant pour fermer que le dernier coup de la Marangona résonne. Giuditta vit Lanzafame sortir de la guérite des gardes. Elle savait qu’il avait été blessé. Il portait encore des bandages. Son père changeait ses pansements tous les jours mais n’avait rien raconté. Ce que Giuditta voyait surtout, c’est qu’il ne titubait plus, qu’il n’était pas saoul. La Marangona sonna. Les deux gardes s’étirèrent. « Fermez

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