Chapitre 67

1757 Mots

67“À nous deux”, se dit Shimon Baruch en posant le pied à Venise. Il regarda autour de lui. Le gondolier l’avait laissé à l’embarcadère du Rialto. Il lui avait dit que c’était là que battait le vrai cœur de la ville, pas à San Marco comme le croyaient les étrangers. L’air de Venise puait, se dit Shimon. Il monta sur le pont de bois du Rialto pour regarder le célèbre Grand Canal. L’eau n’était pas de l’eau, mais de la vase liquide. Elle n’était ni douce ni salée. Trop peu de sel pour qu’elle ne soit pas putrescente, et trop pour en faire l’eau d’un fleuve ou d’un lac. Il regarda autour de lui. Les palais étaient collés les uns aux autres. Le faste de leurs façades de marbre et de leurs rideaux, leurs colonnes et leurs vitraux colorés n’étaient qu’apparence. Dans les rios ou les canaux lat

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