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••• Trois ans plus tard
Point de vue de Maddy
Être mère et travailleuse est une dure épreuve mais c'est la plus belle chose sur terre. Il y'a 5 ans de cela j'ai épousé l'homme de ma vie Alexandre, nous avons eu notre petite fille Selena quatre ans plutôt.
Elle a changer notre vie, cette petite nous comble de bonheur. Elle est ce que nous avons de plus cher sur cette terre. Selena aura huit ans dans exactement cinq jours, elle grandi tellement vite.
Mon nom est Hanna Maddy Keith, 25 ans, femme d'Alexandre Keith, transitaire. Je suis makeup artist professionnelle et quelqu'un de très actif sur les réseaux sociaux. Je suis très sociable, j'ai des copines super cools, surtout une dont je suis très proche, Chelli.
Comme chaque dimanche matin, je dois aller à mon institut de beauté. Les dimanches à Bamako, c'est le jour des noces. Je suis maquilleuse professionnelle, j'ai mon propre salon de coiffure, je suis également influente sur les médias sociaux et je gagne bien ma vie.
En général, je me réveille très tôt. Et cette fois c'était pour une bonne raison car j'ai 10 mariées à relooker, j'y suis habitué car souvent c'est dans les vingtaines. Bamako est une grande ville et tous les dimanches, on y célèbre plus d'une centaine de mariages.
Je fais ma routine, puis je prépare le petit déjeuner pour Alex et Selena. Mais cette petite fille est tellement intelligente qu'elle se lève tôt pour me surveiller.
— S'il te plait, retourne au lit, chérie.
— Je veux venir avec toi, m'a-t-elle dit d'une petite voix.
Elle était assise sur le canapé à me voir faire mon sac de maquillage. Elle bâillait beaucoup, elle était somnolente mais elle préfèrait quand même regarder sa mère. Ça me brise le coeur de la regarder chaque fois avant que j'y aille, mais il le faut. Tout ce que je fais c'est pour elle.
— Mais non, je te l'ai dit à plusieurs reprises, maman va travailler, je ne peux pas prendre soin de toi. Fais-moi plaisir mon bébé.
Je lui ai dit, en tentant de la rassurer Selena est très attachée à moi. On fait plus ou moins tout ensemble, elle est ma petite amie. Elle comble le vide en moi, elle me soulage, c'est mon soleil nocturne. Même si je ne réussis pas à lui donner un petit frère ou une petite soeur, elle me fait oublier toute cette peine.
— Non, non, je n'ai pas envie de rester ici, maman. Répond t'elle en boudant.
Elle est déterminée la pauvre, elle veut me faire céder. Pendant ce temps, son père est arrivé, il s'est réveillé aussi. Il me soutient en permanence.
L'homme de ma vie, Dieu merci, il est avec moi pour me supporter.
— Tu te prepare déjà il est très tôt non? Dit-il avant de me faire un b****r sur la joue.
— Je suis en retard chéri !
— Maddy, es-tu consciente de l'insécurité dans le pays?
— Merci de t'inquiéter pour moi mon amour mais et j'ai dix mariées ce matin.
— Dix ? Tant mieux parce que le record la dernière fois que tu as fait, t'as complètement assommé.
— J'avoue que oui, c'était la première que je maquille vingt-cinq mariées alors que je n'avais que deux assistantes.
Quand j'y repense je ne me croyais pas capable mais je l'ai faite et je suis fière de moi-même.
Je termine et je me mets en route. Mais avant de partir, j'embrasse Alexandre et je fais un grand câlin à Selena, elle me sert très fort comme si elle avait peur que je revienne.
— Aller mon bébé maman doit partir, je te promet de rentrer tôt et de te préparer ton plat préféré d'accord?
— D'accord maman.
Ainsi je sors de la maison, je monte dans ma voiture et conduit jusqu'à mon institut de beauté. Les filles étaient tous déjà là et trois mariées d'ailleurs.
— Bonjour les filles, désoler du retard mais on commence tout de suite ! Alors que la première me suive.
Nous sommes aller dans le room des mariées, c'est une pièce dédié uniquement aux mariées.
[...]
À treize heures, nous avions fini, les filles étaient épuisées parce que les épouses sont venues avec quelques personnes qui ont également dû être maquillées.
Ma copine Chelli est venue me voir, comme d'habitude elle m'a encore apporté des fleurs pour me féliciter pour mon bon travail, c'est la meilleure cette fille.
— Tu te lasse pas toi?
— Ma vie tu mérites tu une récompense pour chaque réalisation.
— Merci pour le soutien.
— Admets maintenant que je suis ta préférée ! Ta ami Géorgia n'a pas le même niveau.
— Commence pas jalouse va.
J'aime toutes mes copines de la même manière, mais Chelli pense que je préfère Géorgia.
— Bon j'y vais, on se voit demain.
— D'accord bisou.
Ainsi elle s'en.
Je prend mon portable et passe la commande de cinq pizzas pour célébrer le petit succès de la journée, parce que la recette du jour est incroyable. Et d'ailleurs toute bonne œuvre mérite d'être récompensée.
— C'est la dernière fois je m'occupe des vielles dames elles sont capricieuses. Fais ceci ne fais pas cela je n'en pouvais plus! S'écria Djenaba, la plus jeune assistante.
— Qu'est-ce qu'on fait de moi ? J'étais au bord du vomissement à cause du souffle de certaines femmes ! Beurk ! Répliqua une autre.
— Moi j'étais avec les moindres, que oh ma fille fais-moi un Makeup à moins cher
Elles se sont misent à rire, je ne sais pas comment elles peuvent rire sur ce type de sujet comme si de rien n'était. Elles critiquent celles qui nous paient en contrepartie d'une partie de notre travail, ce qui est désolant.
— Arrêtez les filles, c'est grossier, vous savez.
Je sais que ce boulot n'est pas facile, mais ce ne se fait pas de descendre les clients comme ça. Et elle si c'est vrai, nous leur devons le respect malgré tout car nul n'est par fait.
— Je sais que c'est la vérité, mais n'en faites pas une blague.
— Oui tu as raison Maddy, pardonne nous s'il te plaît. Dit Djenaba
— Ne vous en faites pas, bon finissez de manger vite et nettoyez tout ça, nous allons rentrer.
Dis-je avant d'aller dans salle de bain me passer l'eau sur le visage.
Quelques instants plus tard, Djenaba m'informe que des hommes de droit et d'ordre veulent me voir. Je fonce à l'entrée et je vois deux hommes en uniforme :
— Maddy Keith? Me demande l'un d'eux.
— Oui que puis-je pour vous?
— Menottez-la; répondit le même homme.
Son collègue policier a exécuté l'ordre, il vient à moi pour me menotter mais je prends du recul, je suis choquée.
— Attendez, qu'est-ce qui se passe?
— Je vous suggère de ne pas riposter, nous sommes ici pour faire notre travail. Déclare t'il
— Mais dites-moi au moins la raison de mon arrestation.
J'avais le cœur qui battait très fort, les filles elles aussi étaient tous choquées. Djenaba avait les larmes aux yeux c'était lamentable.
— Menotte la je te dis !! Cria t'il.
Je crois que c'est le chef, il avait très énervé, l'agent a exécuter il m'a mit les menottes et m'a amener de forcer à l'extérieur pour me faire monter dans une voiture de police.
— Maddy !! Dit Djeneba en pleure
Je voulais rester forte mais elle m'a fait pleurer, c'est mon petit bébé cette fille. Elle n'avait que 16 ans quand je l'ai accueilli dans mon institut.
— Ne t'en fait pas c'est juste un malentendu, rends-moi service s'il te plaît, appelle Alexandre et explique lui tout.
— D'accord Maddy, soit forte nous sommes avec toi.
Les deux officiers sont montés l'un après l'autre. Ils m'ont amené au poste de police, puis ils m'ont enfermé sans me dire quoi que ce soit sur mon arrestation. Alexandre est arrivé, il a demandé à me voir mais ils n'étaient pas d'accord.
Complètement détruite et broyée, mais je fais de mon mieux pour m'en sortir. Allons au prochain chapitre de cette folie, je veux retrouver ma vie. Je ne peux m'empêcher de pleuré, ma fille me manquait tellement en ce moment.
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A suivre..