Pour l’inspiration, pas de problème non plus, puisque je récrivais sans cesse la même histoire, avec la même structure, le même mouvement, les mêmes personnages ou quasi. Ne changeaient que le décor, les noms et le sport pratiqué par le héros. De l’alpinisme, j’avais passé au rafting, au football, au tennis, au motocross, à la voile, à la boxe, à l’équitation, et j’en passe. C’était un plaisir en soi d’aller me renseigner auprès de passionnés de la discipline, d’en tâter les rudiments, puis de m’efforcer d’en sentir les émotions. J’appliquais du reste à mon « écriture » un principe que maître Nakajima m’avait transmis, quand j’avais commencé à enseigner : — Ti parles d’abord à mains. Après, à tête. D’abord faire, ensuite comprendre. Mon héros, vingt-cinq à trente ans, sportif de haut niv


