IX

1106 Mots

IXL’historien de Napoléon nous le représente ce jour-là, passant la matinée à cheval, inspectant le terrain, discutant les différents plans qui lui étaient soumis par ses maréchaux, et donnant ses ordres aux généraux. La ligne primitive des troupes russes le long de la Kolotcha avait été rompue, et une partie de cette ligne, notamment le flanc gauche, avait été reculée par suite de la prise de la redoute de Schevardino. Cette partie n’était plus ni fortifiée ni couverte par la rivière, et devant elle s’étendait une plaine ouverte et unie. Il était évident, aussi bien pour un civil que pour un militaire, que c’était là que devait commencer l’attaque. Cela n’exigeait pas, du moins à ce qu’il semblait, de grandes combinaisons, ni ces soins minutieux de l’Empereur et de ses maréchaux, ni cette

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