CHAPITRE XXXVIIILe ciel d’HomèreIlotes ou dieux, répéta le Docteur Noir, vous souvient-il en outre d’un certain Platon, qui nommait les Poètes imitateurs de fantômes et les chassait de sa République ? Mais aussi il les nommait divins. Platon aurait eu raison de les adorer, en les éloignant des affaires ; mais l’embarras où il est pour conclure (ce qu’il ne fait pas), et pour unir son adoration à son bannissement, montre à quelles pauvretés ou à quelles injustices est conduit un esprit rigoureux et logicien sévère, lorsqu’il veut tout soumettre à une règle universelle. Platon veut l’utilité de tous dans chacun ; mais voilà que tout à coup il trouve en son chemin des inutiles sublimes comme Homère, et il n’en sait que faire. Tous les hommes de l’art le gênent : il leur applique son équerre,


