CHAPITRE XXIXLe caissonJe marchais, je courais dans la rue du faubourg Saint-Denis, emporté par la crainte d’arriver trop tard et un peu par la pente de la rue. Je faisais passer et repasser devant mes yeux les tableaux qu’ils venaient de voir. Je les repassais en mon âme, je les résumais, je les plaçais entre le point de vue et le point de distance. Je commençais sur eux ce travail d’optique philosophique auquel je soumets toute la vie. J’allais vite, ma tête et ma canne en avant. Les verres de mon optique étaient arrangés. Mon idée générale enveloppait de toutes parts les objets que je venais de voir et que j’y rangeais avec un ordre sévère. Je construisais intérieurement un admirable système sur les voies de la Providence, qui avait réservé ce poète pour un temps meilleur et avait voulu


