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24Mercredi 15. Nous voyons arriver à l’hôpital des hommes à bout de force. L’un d’eux, pris de fièvre, récite sans arrêt les victoires de Napoléon qu’il a suivi dans toute l’Europe. Il crie et ne se fait pas aimer des autres malades. Ces hommes ont manqué de tout. Ils ont été peu ou mal nourris. Leurs pieds ne sont parfois que des amas de sang. L’Aigle peut bien se tenir droit et nous avoir du mépris. Ses soldats ne méritaient pas le sort que son ambition leur réserva. Je vais continuer à vous faire passer des lettres, comme je le peux. Jeudi 16. Et si notre cité se trouvait prise entre deux feux ? C’est ce qui nous attend si les alliés autrichiens utilisent la force. Papa dit que le mieux serait que le général Jordy capitule et fasse évacuer la ville. Mais ce dernier jusqu’ici s’obstin

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