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28Bouleversé, Aymon ressentit le besoin de relire un texte qu’il avait rédigé avec le professeur Labordon quelques années auparavant. Leur ouvrage avait été largement salué par la profession. Il avait de surcroît remporté un bon succès de librairie et même bénéficié d’une édition en petit format, plus « populaire ». Aux alentours de 1830, Genève s’était mise à étouffer. On réalisa que la superficie couverte par les fortifications était plus vaste que celle de la ville elle-même. C’était insensé. Les anciens murs qui couraient autour de Genève devinrent des repaires de vagabonds, des cloaques insalubres. On commença alors à prévoir l’extension de la cité. Pour cela, on abattit, il est vrai, certains murs, mais on procéda surtout à des travaux de nivellement, de comblement. Il s’agissait de

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