— Salam Aleikoum ! — Aleikoum Salam, répondent-ils aimablement. Foster leur tend des biscuits qu’ils acceptent. Ils lui offrent des dattes. Avec force gestes et mimiques, il leur demande s’ils ont aperçu un 4X4 semblable au nôtre. Après dix minutes d’un dialogue de sourds, nous apprenons qu’il était à Wadi Arâda hier, mais qu’il n’y est plus. L’un d’eux indique la direction du sud. Au moment de nous quitter, il éructe : Sheitanin. Ce mot résonne comme un avertissement. Le soir tombe. En une journée, nous avons parcouru cinquante-deux kilomètres. La fatigue se fait sentir. Nous dressons nos tentes à l’écart. Glacial, mais pas de feu. Trop visible. Après nous être sustentés, Eros organise les tours de garde. Malgré mes protestations, il ne veut pas de moi. Salvo prend le premier tiers. Je


