CHAPITRE 5 En ce jeudi matin promis à un soleil aussi insolent que les matins précédents, Christian Dubois dérogeait à ses itinéraires habituels. Son vieux Rexton, privilégiant les tracés rectilignes, l’avait promené avenue de Petite-Synthe et s’enfilait maintenant dans le sens unique de la rue Achille-Pérès qui s’élargirait bientôt et s’en irait jeter les deux arceaux bétonnés de son pont pour enjamber le canal de Bourbourg. Son unique et bien timide courbe croisait l’une des deux voies ferrées. C’était le point de départ de la D52 qui devait le mener à Armbouts-Cappel. Il aurait pu dater les alignements de maisons mitoyennes en brique rouge, ravalées çà et là de parements en briquettes, et souvent bordurées de jardinets chichement sertis dans murets et pilastres. Des avortons de végét


