CHAPITRE VI-3

2003 Mots

Mais mademoiselle Saget retint madame Lecœur et la Sarriette. Le drame se nouait à peine. Elles couvaient toutes trois des yeux la maison d’en face, avec une âpreté de curiosité qui cherchait à voir à travers les pierres. Pour patienter, elles causèrent encore de la belle Normande. – La voilà sans homme, dit madame Lecœur. – Elle a monsieur Lebigre, fit remarquer la Sarriette, qui se mit à rire. – Oh ! monsieur Lebigre, il ne voudra plus. Mademoiselle Saget haussa les épaules, en murmurant : – Vous ne le connaissez guère. Il se moque pas mal de tout ça. C’est un homme qui sait faire ses affaires, et la Normande est riche. Dans deux mois, ils seront ensemble, vous verrez. Il y a longtemps que la mère Méhudin travaille à ce mariage. – N’importe, reprit la marchande de beurre, le commis

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER