Ma douce amour, Vous m'octroyez un plaisir immense d'être ma lectrice Je jonglerai avec les mots, libérant ce désir fou qui se taire au fond de mon cœur. Un faible éclairage, du Mozart, une plume à la main, la frivolité s'empare de moi. J'exposerai voyelles et consonnes à ce petit rectangle, il peindra vos yeux, teintera vos pommettes, esquissera de léger frissons, repeindra ce tableau imaginaire puiser à la fontaine de mon esprit. D'un illusoire trait, la semence du canevas amorce sa germination. Ce soir, quelques chandelles se consument, échappant un doux parfum. Votre lecture, vous absorbe. Je lève les yeux, sillonnant votre cou, vos épaules, vos seins. Cette robe de chambre, mi-entrouverte, sur vos cuisses me propulse au delà des frontières du réel. Vous me surprenez dans ma rêverie,


