– Elle semble plaire à Boris. Cela m’inquiète... Certes, elle me conviendrait parfaitement comme belle-fille ! mais elle n’a pas de fortune... ou du moins trop peu pour lui... Aniouta eut un petit frisson et sentit comme un froid qui la pénétrait. Brunhilde, la femme de Boris ? Elle ferma les yeux, en frissonnant encore. Il lui semblait impossible d’imaginer cela... Ce serait fini, alors, de l’affection, de la sollicitude de son cousin. Brunhilde, hostile à la petite parente pauvre, saurait en détacher son mari. À cette pensée, Aniouta crut défaillir sous l’étreinte d’une douleur profonde et devint si pâle que Nathalie, qui travaillait près d’elle, s’en aperçut et demanda : – Êtes-vous souffrante, petite amie ? La fillette balbutia : – Je me sens un peu fatiguée... Nathalie dit av


