5.Le mercredi suivant, Boris vit arriver Cyrille et Mlle de Halweg. Ils descendirent d’automobile au Grand-Hôtel, où le comte les reçut dans un des salons. L’accueil fut très froidement correct. Cyrille semblait fort embarrassé, mais Brunhilde montra une parfaite aisance, absolument comme si rien ne s’était passé depuis qu’elle avait quitté Klevna, l’année précédente. Elle ne parut pas s’apercevoir que Boris ne faisait aucune allusion aux fiançailles, et pendant le déjeuner que le jeune homme offrait aux visiteurs, elle causa fort agréablement de sujets divers. Boris lui donnait la réplique. Si la situation était aussi désagréable pour lui que pour Cyrille, il n’en laissait rien paraître et montrait une liberté d’esprit égale à celle de Brunhilde. Comme ils se levaient de table, Mlle de


