XII Ainsi que le maître d’école Maria Wuz, cette délicieuse création de Jean Paul, quelquefois, en hiver, Jacques n’allumait sa lampe que plusieurs heures après la nuit tombée, et récapitulait son passé dans les ténèbres. Et, pendant, que la neige doublait sa fenêtre d’un épais rideau de neige, que le feu souriait par la bouche du poêle, il fermait les yeux, et voyait sur les prés son printemps flétri reverdir. Bientôt les murs qui l’entouraient disparaissaient comme par magie ; la nature se revêtait de sa plus brillante parure ; la fée bienfaisante des souvenirs secouait son manteau doré, et les rêves tombaient autour de lui comme les roses et les rubis des doigts de l’aurore. Il croyait errer, comme aux jours de ses jeunes années, le long des haies d’aubépine en fleurs ; il s’asseyait


