IV

182 Mots

IV Le lendemain, Jacques errait dans la campagne au lever du jour. Il étouffait dans le château de son père. Il eût voulu s’élancer dans l’infini. Il avait fait de l’orage pendant la nuit. La terre se réveillait brillante de jeunesse, enveloppée dans de légers nuages de vapeur ; insensiblement le soleil, perçant ces nuages, dorait la terre de ses rayons ; les toits d’ardoises reluisaient comme le marbre ; le ciel était pur, l’air frais ; les fleurs entrouvraient leurs calices emperlés de diamants ; les insectes commençaient à bourdonner dans les trèfles ; les oiseaux chantaient ce qu’ils ont de plus joyeuses chansons. La nature, toute mouillée, ressemblait à Sarah la baigneuse, sortant des ondes du fleuve et se séchant en riant au soleil. Jacques faisait l’école buissonnière, comme un é

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER