VIII Au train dont Jacques menait sa vie, il eut bientôt usé sa jeunesse. Il essaya d’en prolonger les lueurs dernières ; il succomba, et un jour il se trouva sans courage et sans espoir. Il était devenu vieux ; – il avait trente ans. – Assis près du foyer éteint, il songe à celle qu’il aima ? Celle qu’il aima l’a trompé ; – à son ami ? son ami est ailleurs, préoccupé, à son tour, d’amour ou d’ambition ; – à la Gloire ? la Gloire s’est envolée au bruit des joies grossières, au souffle mortel de l’oisiveté. Sa chambre est déserte ; les murs sont sans échos, les fleurs sans parfums. Il se heurte douloureusement contre ce sombre fantôme qu’on appelle le vide de l’esprit et du cœur. Et, quand il relève la tête, il aperçoit un pauvre enfant vêtu de noir, qui lui ressemblait comme un frère. –


