Donna entra dans la chambre qui avait autrefois été son refuge. Les murs portaient encore la légère teinte lavande qu’elle avait choisie à l’adolescence, désormais un peu délavée par le temps et l’oubli. Le mobilier avait été poli, mais conservait les mêmes contours élégants qu’autrefois. L’odeur familière de bois ciré et de lavande l’enveloppa, réveillant des souvenirs lointains. Mais ce furent deux présences qui attirèrent véritablement son attention. La première, ses valises, soigneusement alignées au pied du lit, probablement déposées là par un employé de la famille, qui suivait les ordres sans jamais les questionner. La seconde, bien plus marquante, était celle de son frère, assis au bord de son lit. Malgré le costume impeccablement taillé, la cravate sombre ajustée à son cou, la


