55.Paul Morgan à M. Léon de Courtenay. « Mon bon ami, Enfin ! Ce mot, qui commence ma lettre, veut dire que nous avons trouvé. Les d’Apremont, cher railleur, ne seront pas troublés dans leur heureuse médiocrité par ces trois millions qui nous pesaient tant. Il y a de par le monde un marquis de Saint-Joseph, et ce marquis… Non, tu ne le connais pas ! Ce marquis, c’est Simon ! Simon, le pauvre vieillard aigri, Simon, l’ancien ennemi de M. de Valserres, le père de Marthe, notre Simon, enfin. Le bonhomme est tombé sur un journal par hasard, un des journaux dans lesquels le notaire avait fait ses annonces. Un autre se fût évanoui ou, tout au moins, eût perdu la tête. Simon a été plus fort. Il a commencé par aller chez le notaire, hier, s’est assuré de la réalité de cette succession in


