CHAPITRE 17Comment les deux petites Osterfeld vont-elles s’habituer à leur nouvelle vie ? A la rue des Chanoines, rien ne ressemble à Florence. D’abord le climat. Agrippine et Catherine ne savaient pas qu’il pouvait faire tellement froid. Que le soleil était si rare et si pâle en cette période de l’année. Ensuite la nourriture. On mange beaucoup de pommes de terre chez les demoiselles Ferrière. Beaucoup de potages aux légumes et rarement de viande. Pourquoi n’y a-t-il jamais de spaghettis, de gnocchis, de pol-pettonis ? Pourquoi n’a-t-on pas le droit de faire des commentaires sur les repas ? Au début, Agrippine pleurait, le soir, avant de s’endormir. Les demoiselles Ferrière faisaient semblant de ne rien voir lorsqu’elle se faufilait dans le lit de Catherine qui savait la réconforter. Les


