CHAPITRE 15A la fin du mois de mars 1835, non sans peine, le comte Ostermann-Tolstoï prend congé des siens. En ce qui concerne ses enfants, il part l’esprit tranquille. Il se fie à Lamporecchi avec la certitude que ce dernier lui obéira en tous points et qu’il jouera parfaitement son rôle de tuteur. Il compte aussi sur le Dr. Höffler qui se plie docilement aux ordres de Maria, sans initiatives personnelles comme son prédécesseur, le bouillant Nespoli. Enfin, grâce au pasteur Droin qui accompagnera le garçonnet et lui choisira une pension à Genève, Nicolas sera encadré. Il bénéficiera d’une éducation suisse et d’une solide instruction. Sitôt après le départ d’Ostermann, l’avocat rend visite à ses pupilles. Au Dr. Höffler, il apporte la pension mensuelle des mineurs, exigeant de ce dernier


